vendredi 26 mai 2017

Proxy Gisant HeroQuest (2)

Le gisant de notre bon vieux HeroQuest est l'une de mes pièces de mobilier préférées (avec le râtelier d'armes). Je suis donc toujours à l'affût de nouvelles pièces pour le "pimper", mais cela reste quand même difficile à dénicher. Jusqu'ici, je n'en avais trouvé qu'un  modèle - superbe au demeurant - il y a quelques années.
Aujourd'hui, je vous présente donc un "sarcophagus of the king" de chez Hexy, livré avec 4 chandeliers Pascal, qui en plus d'être beau, est abordable ! Comptez en effet 9,20€ (+fdp) pour l'acquérir. 


Merci à pousseplomb pour l'info !

mardi 23 mai 2017

Cap'tain Swing 277


Mon petit post sur le numéro de Cap'tain Swing ! du mois. J'ai de plus en plus de mal à trouver celui-ci en kiosque et j'ai donc été encore une fois contraint de passer par internet pour me le procurer. Si un lecteur à des adresses sur Paris (sud de préférence), je suis preneur !


L'épisode de ce mois de mai s'intitule "Le vent de la liberté". Après avoir libérer Mister Bluff des mains des anglais, Cap'tain Swing apprend que ceux-ci ont fait prisonniers des dizaines de patriotes, dont le Docteur Lamb et sa fille Joanna. Ceux-ci vont être vendus comme esclaves et partir dans des plantations à la Barbade. Ne pouvant intervenir en Amérique, Cap'tain Swing et ses compères - aidés cette fois-ci par Barabba le sorcier Gunduru - décident de s'embarquer pour l'île, bien décidés à libérer les prisonniers avant que ceux-ci ne soient vendus. L'affaire s'annonce d'autant plus délicate que Betty, l'amie de Swing a aussi été capturée alors qu'elle essayait de les suivre...

Comme toujours j'ai passé un très bon moment avec Cap'tain Swing et ses amis. Les péripéties s'enchaînent à 100 à l'heure, sans aucun temps morts. C'est simple on a l'impression de lire plusieurs histoires à la suite tant il se passe de choses. Mais le déroulé est très fluide et surtout terriblement efficace. 
Le petit plus de cette histoire est l'apport des compères Barabba et Gunduru, qui apportent vraiment quelque chose à l'histoire - le duo Gunduru / Hibou lugubre est d'ailleurs particulièrement amusant - et permettent à Swing et ses hommes de voyager jusqu'à la Barbade. Nous avons donc droit ici à un combat naval et surtout à un changement de théâtre des opérations, loin des traditionnels affrontements sur terre en Amérique du nord.
Comme toujours, le dessin est très efficace et très vivant. Les scènes d'actions sont très bien représentées et pleines de mouvements. Les personnages importants sont reconnaissables au premier coup d’œil et très bien campés. 

L'épisode du mois d'Ivanhoé a pour titre "L'écu de Garmoor". La famille Garmoor est une grande famille saxonne qui se bât contre l’oppresseur normand. Ils sont célèbres pour leur bouclier, le fameux écu de Garmoor, qui selon la légende rend invincible les membres de la famille qui le porte au bras dans les combats. Twen Garmoor, après avoir passé quelques temps avec Ivanhoé et d'autres nobles saxons s'en retourne sur ses terres. Malheureusement pour lui, le vil Roger de Criville le tue alors qu'il était en train de se reposer (et ne portait donc pas son bouclier) et l'achève peu après. Le compagnon de Twen, bien que mourant arrive quand même à révéler qui est le tueur de son maître. Ivanhoé et les nobles saxons décident de venger Garmoor. Dans le même temps, Criville organise un tournoi où le vainqueur pourra repartir avec le fameux écu. Mais tout cela n'est qu'un piège visant à anéantir la résistance saxonne...

L'histoire de ce mois-ci est - à mon avis - l'une des meilleures d'Ivanhoé que j'ai lu depuis que j'ai découvert la série. Comme habituellement avec celle-ci, le scénario est très bien construit et l'intrigue captivante. Mais en plus, je trouve que cette fois-ci, il y a en plus des personnages secondaires intéressant : l'affreux Johnno et son maître le terrible Criville, Twen Garmoor et la légende familiale... Tout cela concourt a donner un souffle quasi épique à cette histoire. Et contrairement aux autres épisodes, dans celui-ci, il n'y a pas de temps morts. On tourne les pages très rapidement pour connaître le dénouement - même si l'on se doute bien qu'Ivanhoé triomphera à la fin.
J'ai par ailleurs trouvé les dessins - toujours aussi beaux - moins statiques que lors des épisodes précédents. Les scènes de joute sont extrêmement bien rendues et contribuent grandement à la réussite de cet épisode.

Pour compléter ce 277ème numéro de Cap'tain Swing, nous avons droit à la deuxième partie du dossier sur Thomas Jefferson - que je n'ai comme de coutume pas lu - et des strips de Fishman et Blurp ! en troisième de couverture (par Dominik Vallet, Romain Gondy et Jo Hell).

Comme le mois dernier, je trouve que ce numéro est de très bonne qualité. Les deux épisodes présentés sont palpitants et se lisent d'une traite. Vivement le mois prochain !

vendredi 19 mai 2017

Proxy Warbear HeroQuest

Même s'il n'est pas sorti sous nos latitudes, tous les fans de HeroQuest connaissent le pack de quêtes du Barbare, intitulé "The Frozen Horror". Ce pack introduit des monstres et des ennemis qui sortent un peu de l'ordinaire, comme par exemple le "Polar Warbear" ou Ours de Guerre Polaire dans la langue de Jean-Pierre Mader. 
J'ai farfouillé par-ci par-là sur les différents sites de receleurs de bouts de plomb (bien aidé en cela par l'excellent pousseplomb, il est vrai). Voici le résultat de ma recherche.
On commence avec cet Ours de Guerre de chez Atlantis, qui présente une très belle sculpture. Il vous en coûtera environ 11€ (+fdp), ce qui est tout à fait raisonnable.


Mon second choix s'est porté sur ce Werebear de chez Reaper Mini. Le petit plus de la bestiole, c'est la hache qui apporte un côté ours dressé pour la castagne qui me plaît bien et qui se rapproche de l'esprit de la figurine d'origine.
Comptez tout de même environ 14€ (+fdp) pour cette belle bête.


La figurine originale

Je continuerai bientôt ma liste de proxy pour "The Frozen Horror" avec les Yétis et l'Horreur Gelée en question.

mardi 16 mai 2017

Hawks of the Seas (Les Boucaniers) de Will Eisner

En farfouillant dans ma bibliothèque, je me suis aperçu que je n'avais parlé de ce très bel ouvrage de chez Neofelis (un éditeur dont je recommande chaudement tout le catalogue), signé par un certain Will Eisner, rien que ça ! 

Le Faucon est un pirate un peu spécial : il a un grand cœur et se porte volontiers au secours de la veuve, de l'orphelin et du  plus faible. Mais son véritable combat, il le livre contre les négriers et autres esclavagistes de tout bord qui pullulent dans les Caraïbes - centre névralgique du commerce triangulaire. Son équipage, bien que constitué d'hommes de sac et de corde, n'en partage pas moins la vision humaniste de leur capitaine. Le Faucon - plus tard rejoint par son pupille Jeremy - et ses hommes écument donc les mers afin de mettre fin au terrible commerce d'esclaves, mais sans rechigner à s'occuper d'autres quêtes parallèles comme la recherche d'un trésor...

Cet ouvrage est intéressant à plus d'un titre. Déjà, il s'agit de la première œuvre du maître du 9ème art, Will Eisner. Ensuite, Neofelis nous propose celle-ci en exclusivité mondiale, car Hawks of the Seas n'était pour l'instant jamais paru en intégralité dans le monde - même aux USA ! - certaines planches ayant été considérées comme définitivement perdues*. Enfin, il permet de voir l'évolution et les progrès de Will Eisner (quand il commence Hawks, il a peine 19 ans !) tant sur le plan graphique que narratif et on peut donc considérer cette série comme le terreau de l'œuvre de l'artiste.

Les dessins sont un peu déroutants au début. On sent que l'auteur se cherche encore : le trait n'est pas net, les personnages un peu fades, figés et peu charismatiques, les décors assez sommaires et la mise en page très guindée - comme cela se faisait à l'époque. Étant donné que Hawks of the Seas paraissait sous forme de feuilleton, sur les premières planches nous avons droit (dans le bandeau du titre) à un court résumé des événements précédents, qui disparaîtra lorsque le Faucon aura pris son envol (haha) et surtout à partir du moment où Eisner prendra confiance et trouvera son style. Au fur et à mesure que l'histoire se déroule, nous pouvons voir le trait s'affirmer et se clarifier, les décors devenir plus présents et les personnages réellement avoir une "gueule".

Cette évolution ne ressentira pas que dans le dessin ou la narration. Elle également visible dans la mise en page, qui passe du traditionnel "gaufrier" du début - qui était la norme à l'époque - à quelque chose de moins étriqué. Plus l'histoire avance, plus l'auteur se permet de "casser le gaufrier" en y incorporant des cases plus grandes, permettant ainsi de dynamiser les scènes d'action ou de détailler des paysages et se rapprocher ainsi de l'esthétique de plans de cinéma.

Pour ce qui est du récit, même s'il très classique, il n'en est pas moins prenant et intéressant. En effet, le combat humaniste du Faucon pour sauver les esclaves est quelque chose d'assez innovant dans le récit de pirates - surtout en comics.
Cet idéal reste toujours en toile de fond, même quand le Faucon et son équipage parte à la chasse au trésor, ou sauve la belle dame en détresse. Ces deux ressorts - très clichés pour le coup - n'en sont pas moins agréables, car - entre nous - une histoire de pirates sans trésor n'est pas une vraie histoire de pirate. En plus, du fait du format feuilletonesque, chaque planche se termine par un cliffhanger, qui nous pousse à vouloir connaître la suite et en très bon conteur qu'il est, Will Eisner sait relancer l'intrigue, sans temps morts. Ce qui fait qu'au final, on a surtout l'impression de retrouver une histoire que nous aurions pu voir dans un vieux film américain avec Errol Flynn dans le rôle titre.
Il est aussi intéressant de constater que Will Eisner raconte les origines du Faucon et de son combat afin de donner de la matière et des aspérités à son personnage un petit peu trop lisse au début, une fois qu'il maîtrise son sujet. Comme s'il avait senti qu'il ne pouvait se contenter d'un héros sans défaut des films hollywoodiens. On sent que derrière le jeune auteur de bande dessinée inexpérimenté perçait déjà le futur théoricien du médium.

En conclusion, cet ouvrage est indispensable pour tout amateur de bande dessinée. Que ce soit pour le côté curiosité (la première œuvre de Will Eisner ça ne refuse pas), pour le côté patrimonial, ou tout simplement pour passer un bon moment en compagnie de ce pirate au grand cœur et de ses acolytes, tant le récit est mien mené. Du grand art !


Note : 16/20

Hawks of the Seas (Les Boucaniers) de Will Eisner
Neofelis / Culture Comics / 2016
ISBN : 979-10-90314-09-2
152 p. / 20€

Malheureusement, à l'heure où vous lirez ces lignes, l'ouvrage sera épuisé depuis un petit moment. Mais si d'aventures vous le trouvez en occasion, n'hésitez surtout pas !
Màj du 16/05/2017 à 17h25 : On me fait signe dans l'oreillette qu'il reste des exemplaires chez Aaapoum bapoum - les excellentes librairies des Ve et VIe arrondissements de Paris. Foncez-y !

* Merci à Monsieur Louis Cance, Jean Depelley et bien sûr à Neofelis pour ce travail de fourmi !

vendredi 12 mai 2017

Quaillou de Sylvain Lamur

Aujourd'hui, pas de bande dessinée, mais un (très) bon petit roman de science-fiction signé Sylvain Lamur, un auteur que je ne connaissais pas avant, mais que je vais désormais suivre avec attention. Ce qui m'a tout de suite attiré dans ce roman, c'est son titre, à la fois énigmatique et très parlant. Ensuite, le résumé et surtout le nom du protagoniste principal ont fait le reste... Pour mon plus grand plaisir !

Alors qu'ils sont en route pour une galaxie lointaine afin d'y négocier un contrat commercial, Quentin Quonnard (avec un Q !) et son associé Weddie percutent de plein fouet un astéroïde. Miraculeusement, Quentin s'en sort indemne - ce qui n'est pas le cas de Weddie. Pensant tout d'abord qu'il est lui aussi passé de l'autre côté - vu les étranges phénomènes qui se produisent - il se rend finalement à l'évidence que, aussi bizarre que cela puisse paraître, l'astéroïde, qu'il a rebaptisé Quaillou (avec un Q !), semble à l'écoute de ses désirs, et surtout, qu'il les réalisent ! N"importe qui s'en serait contenté. Mais pas Quentin Quonnard qui décide de quitter son Quaillou et de retourner à son ancienne vie. Malheureusement pour lui et ses proches, le terrible Helb-Feldt n'a pas apprécié d'être planté par Quentin et son associé. Il va tout mettre en œuvre pour faire de la vie de Quentin un cauchemar. Peut-être aurait-il mieux fait de rester son sur Quaillou...

Comme vous l'avez sans doute compris, j'ai réellement passé un très bon moment en lisant ce roman. L'idée de départ est excellente, les personnages principaux sont excellents : Quentin, le queutard inconditionnel, héros malgré lui, et Helb-Feldt le magistral connard (avec un C) capitaliste fou dangereux et véreux (n'en jeter plus !). Les seconds rôles valent également le détour avec une galerie bariolée d'extraterrestres de toutes les couleurs et de toutes les formes. De plus, l'univers imaginé par Sylvain Lamur qui semble d'un côté très classique, mais de l'autre foisonnant de bonnes idées (le Sage du Fin fond de l'Espace est tout simplement fantastique).
Enfin, le déroulement du récit en trois phases est vraiment très efficace. Les situations s'enchaînent parfaitement et sans temps morts. Dans un premier temps, Quentin découvre son Quaillou, en profite, mais s'ennuie très vite. Deuxième temps, Quentin veut retrouver sa vie d'avant et s'enfuit donc du Quaillou, malheureusement pour lui, sa vie bascule complètement à cause d'Helb-Feldt. Enfin, dernier temps, Quentin retrouve son Quaillou et décide de régler ses différents problèmes. 
Les différentes atmosphères du roman sont aussi très réussies. Entre l'onirisme presque pastoral du début et l'ambiance très "dickienne" à partir du moment où la machination imaginée par Helb-Feldt se met en branle et se referme sur Quentin, tout est bien rendu et fonctionne parfaitement grâce au talent de l'auteur. 

Le style de Sylvain Lamur est fluide, imagé et percutant. Il n'y a pas de chichis, on va a l'essentiel et c'est ce qui est bon. Le découpage du récit en chapitres très courts concourt également à cette sensation que l'action ne s'arrête jamais, qu'il se passe toujours quelque chose, et surtout, que l'on veuille connaître la suite des aventures échevelées de ce pauvre (quoique) Quentin Quonnard.
On retrouve vraiment l'esprit des romans de science-fiction de la défunte collection Anticipation de chez Fleuve Noir (voir ici et ), mais avec en plus une qualité d'écriture et de structure de récit un poil plus poussées que dans les deux exemples cités précédemment. 
Ce qui fait également le plus du style de Sylvain Lamur, c'est l'humour qui est omniprésent tout le long du récit. Le protagoniste a toujours un certain recul sur ce qui lui arrive et sur lui-même, ce qui crée un décalage très amusant à certains moments.

En conclusion, je peux dire que j'ai vraiment apprécié ce moment passé avec Quentin et son Quaillou. Ce livre est très divertissant - mais pas creux - et surtout extrêmement bien écrit et original. Je le recommande sans hésitation à ceux et celles qui aiment la science-fiction rafraîchissante et imaginative, sans prise de tête. Quant à moi, quand Sylvain Lamur sortira son prochain ouvrage, je me jetterai dessus les yeux fermés.

Note : 16/20

Rivière Blanche / Collection Blanche / 2151 / 2017
ISBN : 978-1-61227-623-6
256 p. / 20€

Je voudrais quand même juste mettre un petit bémol en ce qui concerne la réalisation de l'ouvrage lui-même. En effet, l'exemplaire que j'ai lu était bourré de problème de typographie (des lettres, voire des mots se chevauchaient et la justification était bancale à certains endroits) et de fautes de frappes (ou autres problèmes de relecture comme des noms orthographiés de manière différentes à quelques pages d'intervalle). Je me permets d'indiquer ceci dans ma chronique, car cela m'a énormément étonné de la part de Rivière Blanche, qui d'habitude fourni un travail irréprochable. J'espère sincèrement avoir été malchanceux et être tombé sur l'exemplaire défectueux, car ce genre de soucis pourrait refroidir les lecteurs découvrant ce merveilleux éditeur avec ce (très bon) titre, et pourraient passer à côté de véritable pépites.
Quoiqu'il en soit, je vous encourage vivement à aller faire un tour sur le site de Rivière Blanche / Hexagon Comics et à vous faire plaisir, car il y a vraiment du très bon !
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